L’HISTOIRE DES MOULINS

L’HISTOIRE DES MOULINS

Le Château des Thaon de Revel (classé monument historique en 1975), qui se trouve juste au dessus, fut construit en plein Moyen-Age, au débouché des gorges de la Banquière, pour en commander le franchissement.

Mais les seigneurs de l’époque n’avaient pas omis de prendre en main l’activité industrielle du « pays » : les moulins.

L’énergie hydraulique ne manquait pas.  Un canal amenait l’eau des grottes de Saint-André vers un grand bassin qui, sur la place du Château, tenait lieu de plan d’eau. Les moulins s’édifièrent donc sur le flanc de la colline, en dessous du grand réservoir. Nous parlons de moulins au pluriel, car il dut y avoir plusieurs moulins à huile et à farine.
Aux alentours de 1750, l’intendant général JOANINI fait état de cinq moulins, deux à farine et trois à huile.

 

Parler du moulin, ou plutôt des moulins de Saint-André, c’est parler de la naissance même du village… car c’est bien dans ces vieux murs, au bord du torrent, que tout a commencé… avant le Château peut-être, ou en même temps.

Seul le moulin à huile a survécu dans le bâtiment actuel. Il est situé dans la partie haute où se trouve, à côté de la roue à aube, la salle du « defici », magnifique pièce abritant deux grandes meules munies de leurs engrenages de bois où l’huile sortant des coussinets était recueillie dans les bassins de pierre.

 

Les meules et les roues en bois qui les entrainent

Les meules et les roues en bois qui les entrainent

 

Les presses qui extraient l'huile d'olive

Les presses qui extraient l’huile d’olive

 

Dans l’angle aigu formant pignon, le fourneau où, à la chaleur des grignons crépitant, l’on préparait les agapes : brissaouda, beignets etc…, qu’on dégustait dans la petite salle à manger vitrée, perchée comme au sommet d’une tour de château fort.

 

 

Au-dessous de la salle maîtresse, les dépendances et les bassins de décantation ou l’on recueillait une matière grasse de qualité décroissante.

 

 

Enfin une série de salles qui communiquent par une « rue intérieure ». Elles ont dû abriter de multiples activités et servir, pour certaines, de logement si l’on en croit les frises qui ornent encore certains murs. Toutes ces pièces s’étagent en demi-niveaux et s’imbriquent étroitement entre elles.Les bâtiments épousent harmonieusement la pente du terrain jusqu’au torrent, la banquière, situé cinquante mètres plus bas, et cette succession de toitures en tuiles moussues, de chutes d’eau et de murailles voûtées forment un ensemble architectural très particulier et d’une grande originalité.

 

la banquière moulins saint-andré de la roche

La banquière